Marche contre Biya à Washington, Berlin, Londres…Tension à Maroua

  • 02-02-2019
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Ce jour, des Camerounais ont bravé le froid en Occident, pour dire tout leur raz le bol vis à vis de la politique de Paul Biya, surtout après l’arrestation du principal leader de l’opposition , et plusieurs de ses compagnons.

Bien sûr qu’ils n’étaient pas très nombreux, surtout à cause du froid et du manque de détermination des opposants au régime.

Mais lorsqu’on dresse le parallèle entre le sort réservé à Nelson Mandela et celui qui frappe Maurice Kamto, on se fait insulter.

Bien sûr que Maurice Kamto n’est pas du même calibre que Nelson Mandela ; mais le fait est que les deux ont connu la prison à cause de leurs opinions. Ce que certains pseudos cultivés oublient de dire, c’est que contrairement à Maurice Kamto, Nelson Mandela avait revendiqué des actions violentes contre le régime, notamment le sabotage des chemins de fer sud-africain. Personne ne peut contester de nos jours, qu'il a est un authentique héros.

Pour en revenir à la faible participation d’aujourd’hui, un parallèle peut encore être dressé entre Mandela et Kamto. En 1963 et 1964, lorsque s’ouvre et se termine le procès de Rivonia avec Nelson Mandela, Walter Sisulu, Ahmed Kathrada, Govan Mbeki, Dennis Goldberg, Raymon Mhlaba, Lionel Bernstein, James Kantor, Elias Motsoaledi et Andrew Mlangeni, tous membres de la branche armée de l’Anc, il n’y pas grand monde par les défendre et les soutenir.

Lorsqu’ils sont condamnés à vie, alors qu’ils risquaient la peine de mort, c’est une dame aux épaules frêles, devant une poignée de supporters, qui lève le bras doit en signe de défi : elle s’appelle Winnie Mandela. C'est autour d'elle que se cristallisera la colère et fera tomber l'apartheid.

Ce genre de manifstation commence par peu de monde, et se termine par un ras de marée. Plus les prisonniers politiques resteront en prison, plus le nombre de mécontents augmentera jusqu’à l’explosion : c’est imparable.

© Benjamin Zebaze, Facebook