Témoignage , Par Youssouf Ndiadoukou

  • 16-10-2019

J'ai entendu parlé pour la première fois de Maurice Kamto en tant que sommité dans le domaine du droit, il ya de celà 16 ans, en 2002 très exactement. J'étais en 2ème année de droit à l'université de Douala, et ce jour là, nous avions le cours de comptabilité générale avec le Docteur Kamdem.

À peine le cours commencé, le Pr Roger Gabriel Nlep (RGN) de regrettée mémoire (une autre sommité de droit que nul ne peut contester) se présenta devant la salle. À la vue du Recteur par intérim qu'il était devant le gymnase qui nous servait de salle de cours, Dr Kamdem se précipita de laisser le micro et d'aller à sa rencontre. Quelques secondes d'échange, Dr Kamdem rentra dans la salle ramasser ses effets et s'en alla.

Le Professeur Nlep venait ainsi de négocier avec lui la permutation des heures, car nous l'apprendrons plus tard, il devait recevoir une équipe venant de Yaounde après dans le cadre de ses fonctions administratives. Comme à l'accoutumée, un étudiant lança du fond de la classe "Grand Prof, tu as intimidé le Petit". Voici de manière presque fidèle, la réponse du Prof Nlep: "le milieu universitaire c'est comme dans l'armée. Ce que je viens de faire au Dr Kamdem, il ny a que 3 personnes vivantes dans ce pays qui peuvent me le faire: Maurice Kamto, Joseph Owona et Bipoum Mvoum.

De tous les 3, j'ai une très grande admiration pour Maurice Kamto car dans toutes les domaines du droit, y compris celles qui ne sont pas sa spécialité, ses écrits font autorite". C'est ainsi que le petit étudiant que jetais, curieux d'entendre de telles paroles venant de la bouche de celui que nous considérions comme "le Dieu du droit", se mit à rechercher qui est ce Maurice Kamto. Entendre 16 ans après des gens qu'on connaît à peine remettre en cause la posture de cette sommité dans le domaine juridique, c'est tout simplement ahurissant. Le mal camerounais semble être plus profond que nous le croyons. Beaucoup des mes camarades de

 

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