Le Cameroun veut le soutien de la Banque mondiale pour résoudre ses problèmes d’endettement

Le Cameroun veut le soutien de la Banque mondiale pour résoudre ses problèmes d’endettement

Les représentants de quatre pays africains, dont le Cameroun, ont appelé, le 17 mai à Abidjan en Côte d’Ivoire, à une approche équilibrée sur la difficulté croissante qu’ils éprouvent à s’acquitter de leurs dettes.

C’était lors d’une consultation organisée conjointement par la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale.

Les représentants de la Zambie et du Sénégal ont indiqué prendre des mesures pour s’attaquer à leur endettement. Le Camerounais Richard Evina Obam, directeur général de la Caisse autonome d’amortissement (CAA), a, pour sa part, appuyé l’appel en faveur de sources de financement plus larges, dont celles provenant du monde islamique.

En l’espace de sept ans, a indiqué Evina Obam (photo), le profil de la dette publique dans la plupart des pays africains à faibles revenus et à revenu intermédiaire de la tranche inférieure s’est considérablement dégradé.

Bien plus, le nombre de pays confrontés à de graves défis d’endettement a doublé. Le ministre des Finances de la Côte d’Ivoire, Adama Koné, a aussi lancé un appel en faveur d’un relèvement des « sources de financement novatrices et stratégiques ». Il a souhaité que « des obligations libellées en FCFA soient disponibles sur les marchés ».

En guise de réponse, Akihiko Nishio, le vice-président de la Banque mondiale pour le financement du développement, a indiqué que « l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale et le Fonds africain de développement (FAD) œuvrent en faveur d’une mission commune visant à mieux s’attaquer aux vulnérabilités de la dette dans les pays de l’IDA et du FAD ».

Le vice-président principal de la Banque africaine de développement, Charles Boamah, a déclaré, quant à lui, que la gestion de la dette doit tenir compte des besoins en matière d’investissement et de développement. Pour atteindre ses objectifs de développement durable (santé, éducation et infrastructures), le continent a besoin de 500 milliards de dollars américains.

 

Investir au Cameroun

Redigé par: Eric Adjouda.

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