Ni John Fru Ndi

L’opposant historique a été enlevé par des hommes armés et inconnus le vendredi 28 juin 2019 vers 15h30, avant d’être libéré 18 heures plus tard.

Il a invité les médias chez lui hier à Ntarinkon-Bamenda, à l’effet de lever un pan de voile sur les circonstances de ces  événements.

Le président national du Social Democratic Front (SDF), a  déploré les méthodes brutales utilisées contre lui par ses ravisseurs. « Ils m'ont traîné comme un cochon. Je n'étais rien de mieux qu'un cochon.Ils m'ont traîné hors de la voiture, dans des endroits boueux, sans chaussures et m'ont emmené dans ce qu'ils ont appelé une cellule. Ils m'ont placé là-bas jusqu'à ce que je dispose d'un lit de bambou », a raconté cette figure emblématique de l’opposition au Cameroun.

Le Chairman a continué : «Si vous regardez bien ici, ils m'ont frappé avec leur arme à peu près cinq fois. Ils m'ont donné deux coups au ventre et m'ont dit de voir à quel point mon ventre était gros ».

Bien plus, Ni John Fru a expliqué que ses ravisseurs qui seraient vraisemblablement les combattants sécessionnistes l'ont contraint à enregistrer une vidéo dans laquelle il devait demander à ses parlementaires, et conseillers de démissionner dans un délai de 24 heures.

« J'irai à Yaoundé, rencontrer mes parlementaires, sénateurs et convoquer les maires. Nous nous asseyons pour discuter et voir quelle est la meilleure façon de procéder. Nous avons notre propre approche de la crise », a assuré l’homme politique à ses ravisseurs.

Fru Ndi avait déjà été enlevé fin avril à Kumbo, dans le département du Bui, région du Nord-Ouest, il était à la tête d’un cortège qui accompagnait la dépouille d’un député de son parti. Après plus de six heures aux mains de ses ravisseurs, il sera finalement libéré

Redigé par: Eric Adjouda.

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