L’appel du Président Paul Biya au dialogue sur la crise séparatiste dans les deux régions anglophones du Cameroun a été accueilli avec prudence ce mercredi par certaines personnes, bien que plusieurs dirigeants séparatistes l’aient rapidement et brutalement rejeté.

Le président, âgé de 86 ans, a apparemment assoupli sa position et annoncé qu'il organiserait un grand dialogue national plus tard ce mois-ci.

Il examinera les moyens de répondre aux aspirations profondes des populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais également de toutes les autres composantes de notre grand pays, a déclaré Biya dans un discours télévisé hier mardi.

Son annonce intervient avant le deuxième anniversaire de la déclaration de la « République d'Ambazonie ». L’État auto-proclamé des deux régions anglophones où les séparatistes ont lancé une campagne armée pour l'indépendance.

Selon le groupe de réflexion de l'International Crisis Group (ICG), plus de 2 000 personnes sont mortes, tandis que l'ONU indique qu'un demi-million au moins ont fui leur domicile.

Dans une sortie de l'ONU, le secrétaire général Antonio Guterres « s’est dit satisfait de cette annonce » et « réitère la volonté de l'ONU de soutenir le processus de dialogue ».

Mais de nombreuses réactions indiquent que si l’annonce du président Biya est authentique, elle aura peu de chance de progresser tant que les leaders resteront derrière les barreaux ou en exil.

Avec AFP

Redigé par: Mounir Luqman

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