Jean Jaques Ekindi

La gestion querellée des sommes d’argent perçues ou non par certaines délégations lors des consultations organisées à la primature en vue du grand dialogue national fait des vagues.

C’est le Conseil national de la jeunesse du Cameroun (CNJC) qui a vendu la mèche. Dans un communiqué en date du 20 septembre, le trésorier national de cette organisation jeune accuse la 2e vice-présidente de n’avoir pas été « correcte » dans l’acheminement des per-diem alloués au CNJC après la rencontre avec le Premier ministre.

Si certaines formations politiques comme le MRC, disent n’avoir rien demandé ni rien reçu, tel n’est pas le cas pour d’autres. Prosper Nkou Nvondo du parti Univers, a laissé entendre à demi-mots qu’il a perçu les « frais de taxi », c’etait lors d’un débat dans une chaine de télévision.

De même pour Michel Bouba, président du parti politique dénommé RRDC, sauf qu’il a rapidement dénoncé la gestion opaque de ces fonds qualifiés de « frais d'élégance républicaine ».

« J'ai reçu 200 mille francs au premier ministère pour le compte de mon parti politique le RRDC. Il n'y avait pas de décharge, aucune signature. J'ai protesté pour qu'on ait la traçabilité », a déclaré Bouba dont la décharge manuscrite a circulé sur la toile.

Michel Bouba a surtout regretté le comportement de certains hommes politiques présents à la primature ce jour, notamment Jean Jaques Ekindi dont il dit avoir été déçu par son comportement lorsqu’il a perçu son enveloppe. « Il s'est mis à faire de "l'atalaku" au premier ministre, a raconté comment "il est un homme beau"...on lui a donné l'enveloppe et il n'a même pas protesté », a relevé Bouba.

Redigé par: Eric Adjouda.

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