Maurice Kamto, leader du MRC, depuis sa cellule, fustige l’incapacité des Nations Unis à pouvoir résoudre la crise au Cameroun.

En effet, dans une correspondance du 24 septembre, Maurice Kamto et son allié politique, Christian Penda Ekoka, tous écroués à la prison principale de Kondengui, dans le cadre des revendications post-électorales, expriment la « perte de confiance » en Antonio Guterres, Secrétaire général de l'ONU, en tant qu’un intermédiaire honnête dans la crise au Cameroun.

« Nous sommes très septique quant à votre rôle d’intermédiaire honnête et facilitateur neutre dans la résolution de la crise multiforme du Cameroun, comme on pouvait s’y attendre de la part du secrétaire général de l’ONU », écrivent-ils.

Se considérant comme des « prisonniers politiques », ces deux hommes se disent consternés du silence d’Antonio Guterres depuis qu’ils sont prison, et surtout leur poursuite devant un tribunal militaire.

Bien plus, évoquant la crise meurtrière des régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest Maurice Kamto et Penda Ekoka sont étonnés de la rapidité avec laquelle Antonio Guterres a félicité Paul Biya après la convocation du grand dialogue national, alors que l’ONU a une expérience avérée en matière de médiation de conflit.

Kamto et Ekoka dénoncent l’indifférence du Sg de l’ONU devant les 2500 morts et les centaines de milliers de réfugiés.

Ci-dessous l’intégralité de la correspondance de Maurice Kamto et son allié Penda Ekoka au secrétaire général de l’ONU

Redigé par: Yann Vlad Atanga

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