Maurice Kamto

L’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique dévoile les dessous de la libération de Maurice Kamto

Jeune Afrique révèle sur son site internet dans une publication de ce jour que la libération de Maurice Kamto est le fruit de plusieurs jours de négociations en coulisses avec des émissaires de Paul Biya.

A en croire le journal du franco-tunisien Bechir Ben Yamad, dans un article repris par Cameroun-Info. Net, tout a commencé mi-septembre 2019, à l’initiative de la présidence de la république du Cameroun. « Deux émissaires ont pris contact avec Maurice Kamto, arrêté le 26 janvier dernier à la suite d’une manifestation organisée à Douala, et détenu depuis à la prison principale de Yaoundé. Les deux personnalités étaient porteuses d’une proposition de sortie de crise comportant l’élargissement de l’opposant en échange de l’engagement de ce dernier à renoncer à contester la réélection de Paul Biya lors de la présidentielle du 7 octobre 2018 ».

L’on apprend que Maurice Kamto va conditionner la poursuite des discussions seulement si l’arrêt des poursuites profiter aussi à ses compagnons de la coalition constituée autour de sa candidature.

Les émissaires vont présenter ses exigences à la présidence et obtiennent quitus. « Paul Biya consent à libérer Michèle Ndoki, Alain Fogué, Christian Penda Ekoka et Albert Dzongang », lit-on sur le site de Jeune Afrique, indiquant que « les discussions ont été plus compliquées s’agissant de Paul Eric Kingué. Le pouvoir a essayé de maintenir en détention le bouillant ancien directeur de campagne du candidat du MRC lors de la dernière présidentielle ».

Et pour cause. « Certains caciques n’ont pas digéré les menaces de cet ancien maire de Njombé-Pendja, qui fut déjà condamné à perpétuité à la suite de sa participation présumée aux émeutes de 2008, avant d’être acquitté au bout sept ans de détention par la Cour suprême. Finalement c’est bien tout l’état-major du MRC qui a été libéré », précise Jeune Afrique.

Le journal ajoute que Maurice Kamto a également tenté d’obtenir la libération de leaders anglophones, dont Sisiku Ayuk Tabe, le président autoproclamé de l’« Ambazonie », ainsi que celles des anciens secrétaires généraux de la présidence, Jean-Marie Atangana Mebara et Marafa Hamidou Yaya, dans l’intention, déclare un de ses proches, de « faire baisser les tensions et ramener l’apaisement ».

Pour finir, l’hebdomadaire basé à Paris mentionne que de tous ceux qui étaient détenus avec Maurice Kamto Parmi camerounais, seuls Penda Ekoka et Alain Fogué semblaient au courant des négociations en cours avec la présidence 

Redigé par: Eric Adjouda.

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