Emmanuel Sadi, ministre de la Communication

Yaoundé n’est pas prêt à se plier aux injonctions de certains de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux

Les partisans de Paul Biya n’avaient même pas encore fini de se congratuler, que l’Ambassade des Etats-Unis au Cameroun se montrait déjà très insatisfaite du grand dialogue national, tenu du 30 septembre au 04 octobre au Palais des congrès de Yaoundé. Certainement à cause de la poursuite des violences dans le Nord-Ouest et le Sud-ouest.

La représentation diplomatique, a appelé les autorités camerounaises, dans un communiqué publié sur son site internet, « à entamer un dialogue inclusif sans conditions préalables ». Une position soutenue par l’union Européenne. L’UE a invité l'ensemble des acteurs camerounais à respecter l'état de droit et de résoudre cette crise de manière pacifique, « dans le cadre d'un dialogue inclusif ».

Même son de cloche pour certaines ONG comme International Crisis Group (ICG), qui pense que de vrais pourparlers de paix ne pourraient avoir lieu sans la participation des principaux leaders de la sécession, basés pour la plupart à l’étranger.

Sauf que le régime de Yaoundé se montre bien intransigeant. René Emmanuel Sadi était l’invité du journal de 20 heures à la radio nationale hier samedi 18 octobre. Le ministre de la Communication, non moins porte-parole du gouvernement a fait un passage accéléré sur le sujet « Nous n’entrevoyons pas organiser un dialogue plus inclusif que celui qui vient de s’achever », a-t-il déclaré.

 

Redigé par: Eric Adjouda.

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