C’est un message profond qu’Armand Okol a laissé à l’endroit de Souley Onohiolo, le journaliste et grand reporter au quotidien Le Messager, interné à l'hôpital central de Yaoundé, et qui vient de se faire amputer d’une jambe.

Cher aîné, respectable et aimable grand frère Soul de Soul comme je t'appelles très affectueusement souvent, c'est avec un indicible pincement au cœur que j'ai appris hier soir seulement que tu as été amputé de ta jambe droite. La nouvelle m'a bouleversé et tétanisé.

Au début, j'ai pensé que c'était une autre mauvaise blague comme il en pilule dans notre environnement. Il a fallu que je passe un coup de fil à un de tes filleuls, Rodrigue TONGUE pour me convaincre de cette dure réalité. Inutile de te dire la grande estime que j'ai pour toi et réciproquement, un livre entier ne suffirait pas à ressasser les moments passés en ta compagnie si plaisante. Quand j'ai eu confirmation de ce que toi, ce costaud, que dire ce dur à cuir vivra désormais avec ce handicap d'un membre inférieur, j'ai écrasé une larme de chagrin. Car deux souvenirs (plutôt de gaieté ceux-là) se bousculaient dans mon esprit.

Le premier, ce jour heureux en image où le leader Cabral LIBII et quelques membres de son état-major parmi lesquels ma modeste personne t'avons rendu visite au pavillon haut standing de l'hôpital central de Yaoundé. Au delà du flegme et de cet humour extraordinaires dont toi seul a le secret, tu étais plutôt rassurant quand à ton état de santé.

D'ailleurs tu ne tarissais pas d'éloges à l'endroit du personnel médical qui de ton propre aveux avait donné le meilleur de lui. Quelques semaines plutard à ta sortie d'hôpital et à l'occasion de ta rentrée médiatique sur le plateau de "Club d'Élites" sur Vision4 (et c'est le deuxième souvenir) tu rendais un vibrant hommage à ce personnel soignant et à tes bienfaiteurs.

Ce fût un plaisir sans pareil de te revoir en jambes, droit dans tes bottes, sans avoir perdu un grain de ton verbe, de ta superbe, et même de ce look que tu nous impose depuis quelques années, qui te sied, et qui ne te quitte plus. D'où vient il alors que dans la pure discrétion, sans ameuter la grande famille de tes admirateurs, sans que la nouvelle ait circulé, nous apprenions seulement, subitement que tu es déjà amputé d'une jambe, la droite en plus (même si je ne perçois à proprement parler aucune différence, que ce soit l'une ou l'autre). Comment croire que toi, Souley, cette mastodonte parmi les humains, ce vieux briscard multidimensionnel, va désormais tenir débout accroché à une béquille? Si je m'en tiens à l'étroitesse des liens tissés entre le corps médical de cet endroit où tu te trouves et toi, je suis persuadé qu'il n'y avait pas d'autres alternatives.

Dès lors, au lieu de m'apitoyer, je vais plutôt célébrer le fait que le pire ne soit pas arrivé. Et sachant que plus courageux que toi n'existe pas, je vais puiser dans tes propres mots pour te dire combien tu as intérêt à tenir d'abord pour tes enfants que tu portes très fort dans ton cœur (je sais de quoi je parle), et aussi pour nous autres CABRALISTES qui t'aimons tant, toi incontestablement le premier journaliste à avoir adoubé publiquement et officiellement cette idéologie ainsi que celui qui l'incarne. Ton cadet qui souffre dans sa chair de te savoir mal en point, mais qui rend grâce au tout puissant pour ses bienfaits.

Redigé par: Eric Adjouda.

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