Samuel Wazizi

C’est dans une viéo de quelques minutes publiée sur Facebook que Tchoutang Bernard a exprimé son indignation suite à la mort mystérieuse du journaliste Samuel Wazizi.

Après son arrestation et son transfert dans une caserne militaire, plus personne n’avait jusqu’ici vu Samuel Wazizi, détenu au secret pendant 11 mois. Le journaliste est finalement mort suite aux tortures, apprend-on.

Wazizi avait été arrêté pour une affaire, dit-on, en rapport avec  le conflit armé anglophone, il a toujours clamé son innocente. L’annonce de son décès a bouleversé l’opinion publique.

« Il y a quelque temps à Bafoussam, le jeune Cyrille Epanda était tué à bout portant par une femme en tenue. Très peu de personnes se sont indignées. Les larmes de cette maman m’ont déchiré le cœur. Il y a notre sœur Annie Chedjo qui a perdu ses quatre enfants à Bafoussam parce que manque de couveuses, toujours très peu d’indignation. Chez nous, la mort est devenue banale, personne, j’ai l’impression qu’on apprend pas », se souvient encore l’ancien Lion indomptable Tchoutang Bernard

Appel à la mobilisation général

Le vainqueur de la CAN 2000 avec le Cameroun a appelé ses compatriotes à compatir sur ces drames qui pourraient arriver à quiconque tôt ou tard. « Aujourd’hui notre frère anglophone Samuel Wazizi a été embastillé pendant trois cents jours, on lui a fait subir les sévices corporels. Parfois les mots me manquent pour crier mon indignation et je ne peux pas comprendre que certaines personnes détournent encore leur regard, mettent encore les mains devant les yeux pour ne pas voir. A ces gens-là j’ai envie de dire, le peuple vous posera la question demain, où étiez-vous quand on souffrait ? J’espère que vous allez répondre. J’appelle tout le monde à prendre conscience que le Cameroun appartient à tous les Camerounais ; à nous tous, je ne peux pas croire que dans notre pays, la mort est devenue un jeu. Comment quelqu’un peut être torturé pendant trois jours sans voir les juges, sans voir ses avocats, torturé et finalement lassé pur mort. Je vous appelle tout simplement mes frères Camerounais, à un pu d’indignation… Vous attendez toujours que ça arrive chez vous ? Non mes frères, non s’il vous plait, prenons conscience que le Cameroun c’est notre pays à nous tous. Quand quelque chose comme ça arrive, on se doit de dénoncer», a-t-il déclaré.

Redigé par: Jacques NDO

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