L’épouse du tout premier Président du Cameroun soutient que la démarche de maitre Alice Nkom a été prise de manière unilatérale.

Me Alice Nkom, devrait peut être se morde les droits. Cette avocate au barreau du Cameroun et défenseure des Droits de l’Homme, a initié une action, qui vise au paiement des droits de pension à madame Germaine Ahidjo, l’épouse de Hamadou Hamidou, le tout premier président du Cameroun. « Elle est encore vivante et est de plus en plus fatiguée. Il faudrait lui permettre de terminer ses jours dans des conditions nobles», expliquait Me Alice Nkom.

Sauf que le plaidoyer de la première femme avocate d'expression française, entrée au barreau du Cameroun en 1971, n’a pas trouvé l’assentiment de la famille qu’elle croyait aider.

Après Aminatou Ahidjo, Germaine Ahidjo,  désavoue Me Alice Nkom.

La fille cadette de Germaine Ahidjo, présidente du Conseil d’Administration du palais des congrès de Yaoundé, indiquait dans une mise au point publiée le mercredi 16 septembre 2020 que sa maman n’a jamais reçu l’approbation pour cette initiative de la juriste.

Germaine Ahidjo, veuve du défunt président Amadou Ahidjo, vient elle aussi de monter au créneau. Mme Ahidjo déclare que le seul et unique combat qui lui tient à cœur est l’obtention de la réhabilitation de la mémoire du président Ahidjo et le rapatriement de sa dépouille au Cameroun. « Mme Ahidjo n’a eu depuis la disparition du Président Ahidjo qu’un seul combat: obtenir la réhabilitation de la mémoire du président Ahidjo et le rapatriement de sa dépouille sur la terre de ses ancêtres», lit-on dans une noté signée de son secrétariat particulier et relayée par Le Messager , livraison de ce 18 septembre 2020.

Selon Germaine Ahidjo, «tout éventuel appel n’ayant pas trait à la réhabilitation du président Ahidjo ou au rapatriement de sa dépouille et n’étant pas explicitement émis par Mme Ahidjo doit être considéré comme étant désavoué par elle».

Me Alice Nkom avait pourtant rassuré après la sortie de Aminatou Ahidjo. « Si Aminatou Ahidjo réagit, cela me laisse à 37 degré. Je n’ai pas à m’en faire. Si c’était Babette Ahidjo, sa sœur ainée qui réagissait, je me serais inquiété parce qu’elle est médecin et c’est elle qui est au chevet de sa maman depuis longtemps. Pour la gouverne de ceux qui s’en indignent, qu’ils sachent que je suis en contact permanent presque quotidien avec madame Germaine Ahidjo ; c’est ma tantine et je me prépare même à aller lui rendre visite ces jours-ci. J’ai calé ce voyage depuis mais avec la situation sanitaire à Covid-19, Babette m’a dit : "attendons un peu d’ici octobre pour voir comment ça évolue"».

Redigé par: Yann Vlad Atanga

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