Le projet d’éclairage public solaire de Dschang, financé par la KFW, vient d’être lancé par une vaste campagne de mobilisation et de sensibilisation des parties prenantes à jouer leurs rôles, afin de garantir une bonne réalisation du projet à venir, tout en assurant sa pérennisation dans le temps.

Du lundi 11 au mercredi 13 avril 2016, la salle des réunions du bâtiment "B" de l’hôtel de ville de Dschang a abrité un atelier co-organisé par le FEICOM, la KFW et la commune de Dschang. Le thème de la rencontre a porté sur la "Formation sur l’intégration de la participation citoyenne dans le processus de développement local."

Cet atelier a eu pour objectif global « (…) d’améliorer les capacités des parties prenantes locales à l’établissement d’un cadre de concertation, dans le cycle des projets de développement communaux. » Sur le plan didactique, l’atteinte de ce résultat ultime est passée par une succession de marches d’escalier, visant à renforcer et à faciliter l’acquisition de connaissances pratiques par les participants, dans toutes les étapes du cycle d’un projet.

Ces grandes étapes du cycle d’un projet pouvant se résumer en : la présentation des différentes options de participation citoyenne, envisageables dans un processus de développement ; la présentation des différents niveaux d’implication des bénéficiaires d’un projet ; l’identification du rôle des parties prenantes au développement local, dans le contexte actuel de décentralisation.

Dschang n’a été que la première des douze communes dans lesquelles des ateliers de ce genre vont se dérouler au Cameroun. En effet, à travers le Programme de décentralisation FEICOM-villes moyennes (PDFVM), la KFW a lancé un concours sous forme d’appel à projets en 2013, à l’intention des trois cent soixante communes que compte le pays. Dans cette première phase de sa campagne d’appuis financiers, seules douze communes ont été récompensées, à travers le financement d’un projet sélectionné.

Dans le cas spécifique de Dschang, le projet retenu a porté sur l’éclairage public solaire. Les travaux de ces trois derniers jours ont sonné donc telle l’entrée en matière, d’une vaste campagne de mobilisation et de sensibilisation des parties prenantes à jouer, chacune leur rôle, afin de garantir une bonne réalisation du projet à venir, tout en assurant sa pérennisation dans le temps.

Selon les cas, le soutien financier apporté par la KFW via le PDFVM peut être total ou partiel. Pour des projets essentiellement sociaux, telle à Dschang, le bénéficiaire supportera 10% du coût total du projet. Les 90% restant étant un don de la KFW. Dans le cas des projets sociaux et générateurs de revenus à la fois, la répartition est de : 10% pour la commune, 60% de subvention et 30% de prêt. Et dans le cas des projets essentiellement générateurs de revenus, cette répartition est de : 10% pour la commune, 30% de subvention et 60% de prêt.

Comme la série de rencontres ouvertes par Dschang sont des ateliers de renforcement de capacités et de production à la fois, les participants ont mis en exergue les compétences acquises pour produire quelques outils et documents, capables de faciliter la mise en œuvre des actions programmées.

Cet atelier s’est déroulé en présence de Sali Souaïbou, directeur régional FEICOM-Ouest ; et de Daniel Rolot, chef de mission assistance technique du Programme de décentralisation FEICOM-villes moyennes (PDFVM).

Les participants ont été non seulement des conseillers municipaux, des membres de l’exécutif et des agents communaux de Dschang, mais aussi des organisations de la société civile et des services déconcentrés de l’Etat. Les travaux ont été facilités par deux experts en ingénieurie sociale : Oussematou Dameni, coordinator of Integrated development foundation ; et Théophile Sobngwi, executive secretary of Research institute for developement.

Redigé par: Roch Kenfack

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