C’est le souhait exprimé par les parents, élèves et étudiants, qui invitent les parties prenantes au dialogue pour aplanir leurs divergences et trouver des solutions concrètes aux problèmes posés.

A Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest, la vie suit son cours normal, après les tristes événements du 21 novembre et du 8 décembre derniers. Un tour effectué dans la ville hier en mi-journée a permis de constater que les forces de maintien de l’ordre sont présentes à certains endroits. Les activités économiques tournent cependant à plein régime. A l’avenue dite commerciale, les boutiques, magasins et agences bancaires sont ouverts et les transactions s’effectuent sans entraves. Au marché des produits vivriers, rien d’anormal à signaler. Les « bayam sellam » et leurs clients négocient les prix dans la convivialité. Les étals sont bien fournis en diverses denrées. Au quartier Up Station où se trouvent la plupart des services administratifs, les bureaux sont ouverts et les services publics fonctionnent. Les taxis circulent. Les véhicules de tourisme et ceux utilisés à des fins commerciales aussi.

Les membres du gouvernement présents aux travaux du Comité interministériel ad hoc chargé d’examiner et de proposer des solutions aux préoccupations soulevées par les syndicats des enseignants anglophones, à savoir, le ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo ; celui des Enseignements secondaires, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe et la ministre de l’Education de base, Mme Youssouf née Hadidja Alim, ont quitté la ville dans l’après-midi du 27 décembre 2016. Quant au président du Comité interministériel ad hoc, le Pr Ghogomu Paul Mingo, il est reparti hier, selon une source bien informée.

La plupart des parents, élèves et étudiants que nous avons rencontrés hier à Bamenda souhaitent que le débrayage observé depuis le 21 novembre 2016 dans ces deux régions prenne rapidement fin, dans l’intérêt de toutes les parties concernées. C’est un sentiment de lassitude qu’on observe sur les visages, personne dans son for intérieur ne voulant imaginer le spectre d’une année blanche aux conséquences incommensurables. Les élèves et étudiants en ont marre de rester à la maison à ne rien faire.

Les parents affirment que cela coûte plus cher d’entretenir des enfants qui tournent en rond à la maison et espèrent que cette période de congé sera mise à profit pour résoudre les problèmes posés. En clair, les parents et les élèves veulent reprendre prochainement le chemin de l’école en même temps que le dialogue entamé se poursuit.

© Rousseau-Joël FOUTE, Cameroun tribune

Redigé par: 237 Actu

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