Au Cameroun, les forces de sécurité sont toujours à la recherche des quelque 160 prisonniers qui se sont évadés, dans la nuit de samedi à dimanche, à la faveur de l’attaque de leur prison dans la région anglophone du Nord-Ouest du pays par des hommes armés.

C’est la première évasion d’un nombre aussi important de prisonniers à la suite de l’attaque d’un établissement carcéral, depuis le déclenchement de la crise dans la région anglophone du Cameroun.

« Ce dimanche 29 juillet 2018, des individus armés estimés à une cinquantaine ont pris d’assaut la prison de Ndop », a déclaré William Emvoutou Benoît, préfet du département du Ngog-Etundja dont Ndop est le chef lieu.

Selon une source judiciaire du nord-ouest du Cameroun, le procureur de la République s’est rendu sur place et a constaté que « la majorité des 165 détenus s’est évadée ».

Les détenus qui n’ont pas pu s’échapper ont été transférés à la prison de Bamenda, sur ordre du procureur de la république du nord-ouest.

La sécurité dans les deux régions anglophones du Cameroun, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, s’est considérablement dégradée depuis fin 2017.

Les combats y sont devenus presque quotidiens entre les forces de sécurité et des séparatistes armés réclamant la création d’un Etat anglophone indépendant.

Ce conflit armé de plus en plus violent en zone anglophone et celui contre le groupe jihadiste Boko Haram dans le nord du pays risquent de perturber le scrutin présidentiel prévu le 7 octobre. Le président Paul Biya, 85 ans dont 35 au pouvoir, est candidat à un septième mandat

 

APF

Redigé par: Lary Joss

Proposer un article par courriel: [email protected], (Whatsapp) +237 699 73 98 60

Articles du même auteur