Le leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc) pense que ces monarques n'agissent pas en toute liberté, mais plutôt sous la pression du régime de Yaoundé.

Des faits rocambolesques ont été attribués à certains chefs traditionnels de la région de l'Ouest lors de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. Le plus retentissant est mis à l'actif de Sa Majesté Max Pokam, chef du groupement Baham. Celui-ci aurait confisqué le téléphone portable de Christophe Kamdem, président régional du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) pour l’Ouest.

Le Chef traditionnel ne s'est pas seulement contenté de confisquer ce téléphone, il l'a jeté dans une fosse si l'on s'en tient à ce qu'il a fait savoir au préfet du département des Hauts-plateaux qui exigeait la restitution de l'objet en question à son propriétaire. Un quasi-similaire a été commis par SM Junior Djeudo, Chef du groupement Fondonnera dans le département de la Menoua. Alors que les populations offusquées par ces agissements rétrogrades de ces monarques "égarés" annoncent avec insistance des mesures fortes contre eux ; notamment leur mise sous embargo, le président du MRC, ne semble pas partager cette posture. Il l’a fait savoir par l’entremise d’Albert Dzongang.

«A la suite d’une réunion que nous avons eue avec d’autres membres qui se sont ajoutés à la coalition pour exprimer à haute et intelligible voix la volonté du peuple, le Pr Maurice Kamto m'a demandé de faire à l'Ouest une conférence explicative, de réconfort et d'assurance que son pied n'a pas tremblé et ne va pas trembler et ne tremblera jamais. Je voudrais d'emblée porter son message numéro 1 ; il a dit qu'après tout ce qui s'est passé et après tout ce qui s'écrit, les gens ne peuvent avoir du mépris à l’égard de nos institutions traditionnelles. Quel que soit ce que les chefs ont fait, considérez que c'est l'agissement de quelqu'un qui a un pistolet sur la gorge et ne va que vers là où celui qui le menace lui dit d'aller. Maurice Kamto dit que quand il sera installé président de la république selon la volonté du peuple camerounais, il restituera aux autorités traditionnelles leur force et leur pouvoir pour qu'ils n'aient pas à subir ces humiliations où ils sont contraints d'insulter publiquement leurs enfants et à se clochardiser. Donc vous devez leur accorder des circonstances atténuantes», confié à la presse le conseiller stratégique du "tireur de penalty".

 

Redigé par: Gaël Tadj

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