J. Rémy Ngono

Depuis sa page Facebook officielle, le journaliste d’origine camerounaise exilé en France, J. Rémy Ngono, à l’occasion d’un direct organisé dans la nuit du lundi 28 janvier 2019, s’est prononcé sur les évènements qui ont marqué le récent weekend au Cameroun. Virulent comme jamais, ce panafricaniste a fustigé avec la dernière énergie les débordements de l’armée camerounaise et les attitudes de certaines figures politiques et littéraires du pays.

Barbarie, extrême sauvagerie, inhumanité et cruauté, ce sont là les mots qu’a utilisé J. Rémy Ngono pour qualifier les violences policières qui ont meublé les manifestations du 26 janvier 2019 au Cameroun. Visiblement outré, le consultant sportif de Radio France international (RFI) dénonce le non-respect de la loi camerounaise qui interdit l’usage des armes à feu dans le cadre des manifestations pacifiques, sauf sous certaines conditions qui n’étaient en l'occurrence pas réunies, malgré le caractère illégal de ces différentes marches, n’ayant pas reçues l’assentiment des autorités compétentes en la matière.

Pour lui, cette situation est à l’image du « scélérat qui squatte au ministère de l’Administration territoriale, le grand bandit Atanga Nji qui défend le macabo qu’il vole avec Paul Biya, au péril de ses frères anglophones. »

Comme à l’accoutumé, le journaliste engagé n’a pas loupé sa cible principale, le président Paul Biya, « un vieillard atteint de folie, de schizophrénie et d’épilepsie intellectuelle.» Le responsable de tous les foyers de tension qui minent plusieurs régions du Cameroun, le président de Yaoundé, le président du Sud, selon Rémy Ngono.

Toujours dans sa ligne de myrrhe, la romancière Franco-camerounaise Calixte Beyala, « l’experte en balistique, une femme au cœur de pierre. » J. Rémy Ngono l’oppose farouchement à Me Ndoki Michelle Sonia.

Alors qu’il rend un vibrant hommage à l’avocate inscrite au barreau du Cameroun, « tu es l’incarnation de la femme parfaite … qui a déshabillé les voyous, les faussaires du conseil constitutionnel … tu es entrée dans l’histoire, et même étant couchée sur ton lit d’hôpital, tu gardes cette dignité, cette hauteur, cette prestance et cette élégance… tu montres que tu es une héroïne … le miroir de toutes ces femmes qui veulent le changement », il dénigre sacrément la romancière.

Selon lui, Calixte Beyala a été mise dans l’ombre de la préhistoire par Me Ndoki Sonia, elle est « arrivée au terme de sa période d’utilité voir de nullité … et croit que la balistique se résume à un livre plagié photocopié ». Il accuse ses positions qu’il qualifie d’égoïstes, visant à soutenir son frère du Sud.

Au sujet des casses perpétrés dans l’ambassade du Cameroun en France, Rémy Ngono s’interroge : comment les soldats de la brigade anti sardinards ont-ils fait pour pénétrer dans l’ambassade du Cameroun en France ? Il signale au passage que les travaux de réfection de cette infrastructure consulaire ont coûté plus de 10 milliards de francs CFA, pour l’installation supposée des portes blindées et des serrures en diamant. Pour lui, ce pillage n’est pas plus important que le sang des camerounais que l’Etat verse depuis bien trop longtemps.

« Les empires naissent, grandissent, les empires finissent toujours par périr … Vous croyez que c’est Paul Biya qui va tenir contre le vent de la révolution, contre le vent du changement ? », J. Rémy Ngono pose le débat.

Redigé par: Georges KASSI

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