Wilfried Claude Ekanga

Très suivi sur les réseaux sociaux, le jeune analyste politique camerounais, Claude Wilfried Ekanga, installé en Allemagne, est un fervent défenseur des idéologies du MRC. Il a fait un post pour demander « pardon » à Paul Biya, ceci après avoir critiqué son régime.

Se référant au musicien camerounais Longue Longue, Claude Wilfried Ekanga soutient (ironiquement) qu’il a joué un mauvais rôle en dénonçant les maux qui minent la société camerounaise depuis l’arrivée de Paul Biya au pouvoir.

237actu.com vous livre l’intégralité de la sortie de Claude Wilfried Ekanga

Je demande pardon à Paul Biya Pour tout ce que j’ai pu dire sur lui Et que j’ai pu penser de sa personne, pour un non ou un oui Je me suis peut-être égaré quelquefois dans mes paroles

J’ai dû endosser quelquefois le mauvais rôle Mais aujourd’hui je pense avoir compris la leçon Et en cette fête de Pâques, je demande pardon Pardon d’avoir été aussi crédule. D’avoir cru aux grandes réalisations

J’ignorais à ce moment-là qu’il faut 7 longues années pour penser des ambitions ( qui finiront par ne pas avoir lieu ) Et 7 autres années pour des réalisations ( où l’on serait encore incapable de faire mieux )

Je m’excuse, car j’étais jeune et profondément naïf Aujourd’hui, la réalité me déchire comme un canif Je demande pardon d’avoir pensé que nous sommes dans un État de droit

Car en fait, c’est chanter les louanges de Sa Majesté qui est la seule et unique loi C’est quand tu applaudis les 37 saisons blanches sèches de son bilan que tu aimes le Cameroun

Ceux qui estiment qu’il est proche du néant, sont jetés aux crocodiles dans le Noun Comme si c’était lui le Cameroun, comme si Um Nyobe n’existait pas avant lui Ou que nous ne serons pas vivants après qu’il soit parti Je demande pardon d’avoir humainement pensé

Qu’on ne pouvait pas tirer sur un compatriote inoffensif, et lui demander aussitôt de se relever Je suis désolé d’avoir été surpris qu’à un mois du 8 mars L’on puisse injecter trois balles dans les jambes d’une femme comme une farce Le Cameroun a décidé de servir d’exemple aux nations contemporaines

En matière de sauvagerie, et de mépris de la dignité humaine Avant chaque discours, Paul Biya nous dit : « Mes chers compatriotes »

Alors qu’il pense : « Mes chères marionnettes idiotes » Car ce n’est pas un peuple qu’il gouverne, mais une cohorte de zombies Des humains vampirisés qui se réveillent chaque matin en craignant pour leur vie

Un pays où les véritables prisonniers sont ces millions de personnes qui se croient en liberté Enfermés dans une belle illusion, alors qu’ils ont peur d’exprimer le fond de leur pensée J’aurais vraiment dû m’en apercevoir un peu plus tôt « Ton pays vit sous un régime surnaturel, pauvre sot ! »

Des ministres plus éloignés du gouvernement que du gang de malfrats Qui volent tout : l’argent, les ordinateurs, même les bébés et les draps

Et au-dessus d’eux, le chef de gang : omniscient lorsqu’il faut retrouver Maurice Kamto et l’arrêter Mais amnésique lorsque se pointe la CAN et qu’il faut connaître l’évolution des chantiers

Le fameux argument de « l’entourage » Continuez de fumer le sel.

Du courage Pendant que le Ghana s’industrialise comme un chef

Que l’Ethiopie inaugure son 100eme aéronef Et que l’invisible Rwanda devient la locomotive de l’Afrique

L’Intercontinental de Genève a aspiré tout notre fric Ngo Ngo est ministre du braquage de gré à gré Ndjoumessi Secrétaire d’Etat à la surfacturation des marchés Emmanuel Sadi est un personnage qui fait juste rire

Et Atanga Nji ment comme il respire Nous n’avons que des Daltons à notre tête ( D’ailleurs il faudrait qu’on leur en achète ) Je demande donc que Paul Biya me pardonne

L’escroquerie et l’arnaque furent parfaites Je pense justement en ce jour de fête Que si le Christ avait été tué dans notre pays Ce gang aurait corrompu le Très-Haut en personne Pour qu’il ne le ramène pas à la vie

Redigé par: Eric Adjouda.

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