Heureusement que cette attaque du convoi de gouverneur de la région du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique n’a pas fait de victime

Ce dernier, accompagné d’une forte escorte militaire dans cette zone en conflit, se rendait à Fundong, département du Boyo, région du Nord-Ouest, où il avait prévu remettre les dons aux populations.

C’est ainsi que son convoi a été attaqué aussi bien à l’aller qu’au retour, l’on parle des échanges de tirs qui ont duré près de 10 heures de temps.

Dans cette zone, depuis le début du conflit fin 2016, des combats opposent régulièrement les forces de sécurité à des groupes de séparatistes armés qui, cachés dans la forêt, attaquent les symboles de l’Etat et multiplient les kidnappings. Les séparatistes ont menacé ces dernières semaines de s’en prendre aux parents qui enverraient leurs enfants à l’école, ils ont même initié trois semaines de « ville morte »

Selon l’ONU, 437.000 personnes ont été déplacées par le conflit dans les régions anglophones, et plus de 32.000 autres ont fui au Nigeria voisin

Selon l’Unicef, plus de 4 400 écoles ont fermé dans ces zones en raison de l’insécurité. Soit 609 mille enfants qui sont ainsi privés d'éducation précise la même source

21 291 Camerounais ont fui les violences et les combats entre sécessionnistes et l’armée en direction du Nigeria, selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés. L’ONG International Crisis estime que l’on a enregistré au moins 1850 morts après 20 mois de combats.

Redigé par: Eric Adjouda.

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