Depuis l’annonce de la date des examens de rattrapage à l’université de Buea et la coïncidence avec le mot d’ordre de villes mortes, il existe un véritable bras de fer entre les enseignants de ladite université et les autorités.

En effet, les examens de rattrapage doivent commencer demain 3 septembre, mais le syndicat des enseignants, de l’Université de Buea (SYNES-UB), a exhorté les autorités universitaires à reporter à une date antérieure face aux menaces de villes mortes annoncées par les séparatistes.

De son côté, le recteur, dans un message rendu public ce jour, a réitéré et insisté que les rattrapages auront lieu comme prévus.

Il a également indiqué que toutes les mesures de sécurité avaient été prises pour garantir la sécurité des étudiants et des enseignants. Il estime d’ailleurs que les cours pour le compte de l’année académique 2018/2019, se sont déroulés dans les mêmes conditions.

Pourtant, la peur s’est installée au sein des étudiants concernés, après une journée de rentrée scolaire timide et façonnée par des villes mortes dans la plupart des localités dans le Sud-ouest. À la veille des rattrapages, l’on se demande si les étudiants et les enseignants pourront braver la peur, ou les autorités pourront changer d’avis et renvoyer à une autre date.

 

Redigé par: Mounir Luqman

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