Le Palais des Congrès de Yaoundé abrite depuis ce lundi 30 septembre des personnes venues des dix régions du Cameroun et de l’étranger pour prendre part aux débats du « grand dialogue national » convoqué par le président Paul Biya, en vue de trouver les solutions à la crise dans les régions du Nord-Ouest et Sud-ouest.

Les leaders des groupes armés du mouvement séparatiste  ont décliné l’invitation du Gouvernement pour cette grande consultation.

Le séparatiste Mark Bareta a estimé qu’il fallait au préalable accorder l’amnistie aux sécessionnistes avant les débats. "Rien ne nous rassure qu’une fois au Cameroun, nous ne serons pas arrêtés et jetés en prison comme les autres leaders de notre mouvement. Nous avons exigé que les négociations se tiennent dans un pays autre que le Cameroun et que les prisonniers politiques soient libérés. J’ai l’impression que le gouvernement ne veut pas vraiment débattre avec nous", a souligné cet activiste exilé aux Etats-Unis.

Certains des invités du dialogue historique national majeur sont d’anciens combattants des groupes armés des régions du Nord-Ouest et Sud-ouest, Ils sont hébergés par le comité national de désarmement et de démobilisation.

Ces derniers en t-shirts aux colleurs du drapeau tricolore national, ont exécuté en anglais l’hymne national et ont par la suite délivré des messages de confessions sur de forts applaudissements de l’assistance.

Pour les travaux, le Premier ministre a constitué huit commissions : « bilinguisme, diversité culturelle et cohésion sociale »; « Système éducatif » ; « Système judiciaire »; «Décentralisation et développement local»; «Reconstruction et développement des régions touchées par la crise»; « Retour des réfugiés et des personnes déplacées »; « Désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants » ; et « Rôle de la diaspora dans la crise et contribution au développement du Pays ».

Redigé par: Eric Adjouda.

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