Me Akere Muna

Le grand dialogue national convoqué par le chef de l’Etat s’est ouvert hier lundi 23 septembre au Palais des Congrès de Yaoundé, avec pour objectif la résolution du conflit meurtrier des régions du Sud-ouest et Nord-ouest.

Après la cérémonie d’ouverture et les allocutions, les travaux ont repris dans l’après-midi avec le débat général et l’organisation des différentes commissions.

Ce qui a cristallisé les attentions n’est pas seulement le discours retentissant d’Ibrahim Mbombo Njoya, sultan roi des Bamoun. Le monarque a semblé laisser entendre que  seule l'alternace au sommet del'Etat est le remède à la crise anglophone. Ce sénateur, membre du comité central du RDPC et non moins chef de la délégation permanente du même parti pour la région de l’Ouest, a aussi préconisé la libération des personnes arrêtées dans le cadre de la crise et la limitation du mandat présidentiel à 2×5 ans non renouvelables.

Le sultan s’est rapidement fait recadrer par le premier ministre chef du gouvernement. Joseph Dion Ngute qui préside les travaux a indiqué que ce débat n’était pas au menu des pourparlers.

L’autre fait majeur du jour, Après avoir demandé sans succès la libération des prisonniers politiques et un débat sur la forme de l'Etat, apprend-on, l’ancien Bâtonnier Akere Muna, a finalement décidé de claquer la porte du Dialogue.

Les travaux se poursuivent aujourd’hui et les membres des différentes commissions sont connus.

Redigé par: Eric Adjouda.

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