Robert Mouthe Ambassa

Paul Biya est en France où il prend part au Forum de Paris sur la paix.

Au cours d’une table ronde hier dirigée par Mo Ibrahim, le président camerounais a passé un très sale temps. Tout commence par une question en anglais du milliardaire anglo-soudanais Mo Ibrahim adressée à Paul Biya. Sauf que le vieux président ne va pas bien la saisir à cause d’un problème technique de son casque traducteur. Le locataire du Palais d’Etoudi va à peine construire une phrase en anglais, avant de laisser remarquer sa difficulté. Le silence va durer quelques secondes avant qu’il ne soit aidé autour de la table  par une traductrice improvisée, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF),

Mais ce n’est la fin du calvaire pour lui. Mo Ibrahim, connu pour sa dent très dure contre les présidents qui s’éternisent au pouvoir poursuit, va inviter Paul Biya à se prononcer sur une question sécuritaire. Alors qu’il pensait délivrer son discours kilométrique sorti de va veste, Paul Biya est rappelé par Mo Ibrahim qu’il en a seulement pour deux minutes. « Deux minutes ? », rétorque Paul Biya d’un air surpris.

Mo Ibrahim réitère « Deux minutes », et ajouté par humour «Monsieur le Président. Je sais que vous êtes un président mais ici nous sommes tous égaux et, si cela ne vous dérange pas, nous sommes de la société civile et nous les patrons pour un moment».  Paul Biya aura malheureusement tout le mal de la terre pour s’en sortir durant  cette epreuve. Cette séquence vidéo va rapidement être partagée sur la toile, et Paul Biya violemment critiqué.

Invité ce matin sur radio Balafon, Robert Mouthe Ambassa a été interrogé sur cette actualité. Selon lui, la responsabilité revient aux organisateurs qui n’ont pas bien fait leur travail, celui de renseigner clairement le président sur les contours de cette table ronde. 

Le membre du comité central du RDPC explique que : « Le président est venu à cette table ronde dans l’intention de lire son discours, arrivé sur place, il s’est rendu compte que ce n’était pas un discours, mais il fallait débattre plutôt», ce qui naturellement n'est pas chose facile.

Mouthe Ambassa soutient egalement que la tache n’a pas été facilitée au président, volontairement par un modérateur  déterminé à le coincer. « Ce qui a permis le frottement qu’on a eu».

Cependant, l’homme politique pense que cette difficulté rencontrée par le chef de l’Etat n’a été que de très courte durée : « Vous avez bien vu que quand les choses sont revenues à la normalité le président a repris son efficacité dans la communication ».

Redigé par: Yann Vlad Atanga

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