Patrice Ekama, maire de Buea

Patrice Ekama Maire de Buea, ville chef-lieu du département du Fako,région du Sud-Ouest est déterminé à faire face aux « indépendantistes» anglophone. Le maire l’a réitéré dans un bref entretien accordé à radio France International (RFI)

« Nous ne pouvons pas être dans une république légale avec des maquisards qui se cachent dans la brousse donnent des ordres... et ces ordres, les gens les prennent au sérieux, en ignorant les institutions républicaines. Donc nous, on doit faire tout pour que l’Etat reste debout. On doit canaliser toutes nos énergies, canaliser tous nos efforts, pour qu’on dépasse cet esprit de peur, qui est en train d’augmenter dans la population à travers les médias », a expliqué à RFI le premier magistrat de la ville de Buea

Ce maire à qui l’on attribue le mérite d’avoir fait libérer certains chefs Bakweri enlevés par les sécessionnistes, avait le 31 juillet dernier, conduit une marche pacifique de la place de l’indépendance de Buea au bureau du gouverneur de la région du Sud-ouest.

L’objectif de ladite marche était de dénoncer les exactions et des enlèvements perpétrés par les sécessionnistes, mais surtout désavoué la conférence générale anglophone convoquée à Buea du 29 au 30 août 2018 par le certains religieux dont le cardinal Christian Tumi

Réputé courageux et très hostile aux sécessionnistes le maire de Buea avait déclaré au cours de cette marché « Je suis un homme et donc je dois agir comme un homme. Un homme ne peut pas m’effrayer. Jamais, jamais de ma vie. Donc je ne sais pas ce qu’on appelle cible. Si quelqu’un me cible, je le cible donc nous nous ciblons. Comme au bureau, comme à la résidence et comme dans la vie sociale, je les attends. Je serai la toute dernière personne à quitter la ville »

Redigé par: Eric Adjouda.

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