Florence Ayafor

Cyrille Tollo, s’est indigné des ONG face au meurtre effroyable de Florence Ayafor, par des présumés terroristes sécessionnistes.

Voici son texte

J’accuse ces bourreaux, terroristes qui au nom d’une idéologie sécessionniste et terroriste, ont lâchement assassiné Madame Florence Ayafor à Pinyi dans le Nord-ouest. Grace à notre compatriote MKPD, nous les connaissons, nous avons leurs visages, leurs noms. J’accuse les commanditaires, ceux qui au nom de cette idéologie meurtrière, ont établi une liste de Schindler locale, envoyant à l’abattoir même les plus fragiles du genre humain, une femme, seule sans défense. Oui Ayaba Cho Lucas, Sisiku Ayuk Tabe, Mark Bareta, Tapang Ivo, Ebenezer Akwanga, Eric Tataw, Chris Anu, Sako Ikomey, Capo Daniel, je vous accuse. Vous êtres les donneurs d’ordre de ces crimes plus odieux les uns par rapport aux autres.

J’accuse les pays qui, au nom de la liberté, protègent ces terroristes qui sèment la haine et la désolation au sein d’une population meurtrie, apeurée. Oui vous, Etats-Unis, Norvège, Allemagne, Angleterre, Belgique, Afrique du Sud, je vous accuse de complicité d’actes terroristes. Ça se passerait chez vous que le monde entier aurait manifesté sa compassion et tous les Chefs d’Etat vous présenteraient leurs condoléances.

Au peuple camerounais, qu’avez-vous dit ? Même pas un seul mot de réconfort, mais nous sommes un peuple courageux. J’accuse ces organisations bien pensantes qui à la moindre escarmouche, sont promptes à condamner les Forces de Défense et de Sécurité du Cameroun de violation des droits de l’homme, de crimes de guerre, d’exécution sommaire, de crime contre l’humanité.

Pourquoi subitement êtes-vous devenues aveugles, sourdes et muettes ? Mais face à ce qui est arrivé à notre compatriote Florence AYAFOR nous attendons toujours de lire le communiqué de Human Right Watch, d’Amnesty International. Maitre Agbor Balla Kongo du Centre for Human Rights and Democracy, Madame Maxi Mbe du Rhedac, vous êtes toujours occupés à vous réjouir de la libération des « prisonniers politiques » comme vous les qualifier au point que 7 jours après, vous n'avez pas trouvé une seule seconde pour condamner en une petite phrase la décapitation de cette femme innocente ?

J’ai parcouru vos pages Facebook respectives, pourtant que de futilités vous avez posté depuis lors ! J’accuse toutes les organisations et toutes les personnes qui entretiennent des relations de quelque nature que ce soit avec les mouvements ambazoniens. Oui votre silence est complice et vous avez les mains sales, sales par le sang versé de Florence AYAFOR.

Un codétenu du Président d’un parti politique a annoncé ce jour 06 octobre qu’ils avaient pris langue avec les idéologues du terrorisme ambazonien pour un « Cameroun juste ». Quelle justice ? Celle que vos complices ont refusée à Florence en l’égorgeant et en la dépeçant ?

Non la République, le peuple, la majorité silencieuse ne vous laissera pas faire. Cette fois ci nous vous disons Non. C’est bien ce peuple silencieux et meurtri dans sa chair et dans son âme que vous trouverez sur votre chemin. Au gouvernement camerounais, Florence Ayafor n’est pas morte pour rien. Vous ne pouvez passer ce meurtre en perte et profit, même pas au nom de la réconciliation nationale.

Vous devez trouver les coupables et les châtier conformément à la loi. Vous devez porter cette affaire devant la communauté internationale. Aussi nous vous conseillons de bien vouloir saisir au plus vite le conseil de sécurité des Nations Unies au sujet de la décapitation Florence Ayafor afin que la nébuleuse ambazonienne soit inscrite sur la liste des groupes terroristes et irrédentistes au même titre que boko haram, al qaida ou l’état islamique.

Pour Florence et tous ceux qui ont été tués injustement par ces terroristes, nous devons le faire, c’est une exigence morale. Madame Florence Ayafor, hier 05 octobre, votre frère vous a suivi. Il n’est plus de ce monde, oui lui aussi est parti. Il n’a pas supporté la violence de la vidéo de votre décapitation qui circule dans les réseaux sociaux. Vos deux filles tiendront-t-elles le coup ? Seigneur vient en aide à ces orphelines.

Florence, j’ai vu le couteau passer et repasser sur votre cou, j’ai vu votre gorge sectionnée, je vous ai vu tenir fermement vos paumes, replier vos jambes, oui j’ai vu de mes yeux larmoyant votre tête hors de votre corps et portée en trophée par ces barbares d’un autre genre. J’ai vu votre thorax découpé comme pour une bête mais à des fins d'anthropophagie. Florence, je vous ai vu quitter cette terre dans des conditions atroces, sans frémir ni gémir.

En regardant la dizaine de bourreaux s’activer, vous infligeant y compris à votre dépouille les pires sévices, après vous avoir violée à tour de rôle, vous égorger vivante puis vous décapiter, vous avez administré à ces lâches une sacrée leçon de courage et de dignité. Vous ne resterez pas anonyme dans l’histoire de notre nation, au contraire votre nom sera inscrit en lettres d’or.

Adieu Florence,

Adieu digne enfant de ma patrie, Adieu » !

Redigé par: Liliane EYenga

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